
Résumé de l’intrigue
D’abord, Joseph et Julie décident d’explorer la célèbre forêt d’Aokigahara, au Japon, réputée pour ses légendes et ses nombreuses disparitions. Malgré plusieurs phénomènes inquiétants – voix étranges, illusions, objets abandonnés et une clairière remplie de squelettes –, Joseph cherche toujours une explication rationnelle.
De retour en France, Joseph enquête sur une jeune femme que plusieurs habitants disent capable de se téléporter. Les témoignages semblent crédibles, et Joseph lui-même assiste à des apparitions impossibles à expliquer. Avec l’aide de Julie, il mène une surveillance minutieuse et découvre finalement la cause de ces phénomènes.
Et enfin c’est dans la Foret Noire qu’ils font l’enquête la plus importante. Passionné depuis longtemps par les légendes de ce massif forestier, ils partent en Allemagne à la recherche d’une mystérieuse zone où de nombreuses personnes disparaîtraient sans laisser de traces. Guidés par Dieter, un guide de la région, ils découvrent d’abord une forêt magnifique mais chargée de récits de sorcières, d’esprits, d’ermites et de phénomènes inexpliqués. Au fil de leurs explorations, ils démontent quelques légendes en révélant des explications logiques, tout en accumulant des indices sur une région plus au nord où les disparitions semblent réellement se concentrer. Plus leur enquête progresse, plus ils sentent qu’ils s’approchent d’un mystère bien plus vaste, dont l’origine reste encore inconnue.
Petite note
Si la première partie du récit conserve un lien avec le thème principal, puisqu’elle se déroule également dans une forêt mystérieuse, la deuxième partie relate une mission officielle qui n’a aucun rapport, ni avec la Forêt-Noire, ni avec la forêt d’Aokigahara. J’ai fait ce choix afin de conserver un certain réalisme quant à la vie professionnelle du personnage principal, qui enchaîne régulièrement des missions, qu’elles soient officielles ou officieuses, sur des sujets très différents.
Extrait
Le lendemain matin, de bonne heure, les deux amis prennent la route vers l’endroit indiqué par Rudder, en quête de cette mystérieuse maison. Une sorcière y réside-t-elle vraiment ? Ni Joseph ni Julie n’y croient, mais pourquoi certains en parlent autant ? Peut-être est-elle simplement habitée par une dame solitaire et louche ?
Ils avancent vers le sud à bord de leur véhicule. Après une dizaine de kilomètres, ils bifurquent sur une petite route non goudronnée. Ensuite, le duo s’arrête, descend et Joseph consulte le papier qu’il tient à la main :
— Normalement, il faut prendre cette direction, dit-il en pointant du doigt.
— Pas de sentier, souffle Julie. Il va falloir traverser tout ce bois.
Ils s’enfoncent entre les arbres. L’endroit est sauvage, comme si personne n’y avait jamais posé les pieds. Après une marche chaotique d’un bon kilomètre, entre montées et descentes, ils rejoignent un petit sentier puis aperçoivent enfin une maison. Elle se dresse là, isolée et silencieuse, enveloppée par la forêt, comme sortie d’un autre temps.
Ils ralentissent leurs pas, puis s’arrêtent.
— Normalement, c’est celle-là ! lance Joseph. Il n’y a personne à l’intérieur.
— Euh… tu en es sûr ? demande Julie.
— Mais enfin, tu as vu où elle est située ! Bon, allons à l’intérieur alors !
— Heu… tu n’as qu’à y aller d’abord, et je te rejoins après ! dit-elle, un peu craintive.
— Comme tu veux !
Joseph s’exécute. Il pousse la porte, qui s’ouvre sans difficulté, et entre. Dedans, tout est vide et sinistre, abandonné depuis des lustres. Après une brève inspection visuelle, il ressort presque aussitôt pour rappeler Julie :
— Tu peux venir, je t’assure qu’il n’y a personne !
Elle acquiesce et le suit. Une fois dans la maison, son regard scrute chaque recoin. Une vieille table trône au centre, entourée de quelques chaises usées. Sur le meuble, de la vaisselle poussiéreuse et quelques objets épars. Ses yeux se posent enfin sur un escalier en bois menant à l’étage.
Elle monte, le plancher grinçant sous leurs pas. Julie continue de tout observer, jusqu’à ce que son regard se fixe sur un fauteuil, de dos. Des cheveux gris dépassent. Elle sursaute.
« Est-ce quelqu’un ? Mais que ferait-il ici ? Et puis… pourquoi ne nous a-t-il pas entendus monter ? Ou serait-ce une personne morte ? »
Elle n’ose pas regarder derrière elle et crie :
— Joseph, monte vite !
Il acquiesce et elle lui montre le fauteuil. Fronçant les sourcils, il s’avance, se met de l’autre côté, puis touche et manipule la silhouette. Enfin, il dit :
— Tu peux venir voir, ce n’est qu’un mannequin empaillé, à l’allure d’une vieille femme !