Résumé de l’intrigue
Ethan Rutter, employé de banque à Houston, mène une existence ordinaire jusqu’au jour où une chute brutale des marchés financiers l’amène à enquêter sur les causes de cette crise. Ses recherches le conduisent à un mystérieux blog annonçant la disparition imminente du Soleil, une rumeur qu’il rejette d’abord comme une absurdité. Pourtant, lorsque son père lui confirme que la catastrophe est bien réelle et qu’il ne reste que quelques heures avant l’extinction définitive de notre étoile, sa vie bascule. Avec sa compagne Nathalie, Ethan se prépare dans l’urgence avant que le monde ne sombre dans une nuit éternelle. Mais leur appartement ne peut constituer un refuge durable. Guidé par les indications de son père, le couple entreprend une traversée périlleuse d’une Houston plongée dans le chaos afin de rejoindre un abri plus sûr, tout en faisant un détour indispensable pour sauver son frère. Au milieu des pillages, de la violence, du froid grandissant et d’une société qui s’effondre, Ethan devra faire preuve de courage, de sang-froid et de solidarité pour protéger les siens et conserver l’espoir d’un avenir dans un monde où chaque kilomètre parcouru peut être le dernier.
Extrait
14 h 37 : Jusqu’à présent, tout était calme, mais des sirènes de véhicules de secours se font entendre dehors.
14 h 52 : Une violente dispute éclate dans l’un des appartements voisins.
15 h 01 : Dehors, des coups de feu retentissent, suivis de cris. Ethan sort sur son balcon et voit en bas des gens courir sans but.
15 h 07 : Le couple entend une femme hurler, comme si elle était torturée.
— Ça ne peut plus continuer comme ça ! dit le jeune homme.
— Quelle idée d’habiter en plein milieu urbain, dans un appartement !
— Hélas, on ne pouvait pas prévoir !
Ethan se met alors à fermer les volets et les vitres avant de renchérir :
— Il vaut mieux ne pas voir ni entendre ce qu’il se passe dehors !
15 h 15 : Sa mère, Marie, le rappelle du téléphone de son père.
— Allô ? Je t’appelle pour te dire que nous allons chez Sylvie Blair, une amie de ton père. Sa maison est grande… et il y a une cave.
— Vous avez pu acheter suffisamment de provisions ?
— Bien sûr. Mais elle m’a dit que ses réserves sont déjà pleines. Et la maison est solide, bien isolée, elle peut résister au froid.
— Oui… quel froid ? −20 °C, je veux bien. Mais −100 °C, j’ai du mal à y croire.
— On verra ça plus tard. On n’en est pas encore là. Ce qui compte, c’est que vous veniez.
— D’accord… je ne suis pas sûr que ce soit possible, mais on va tout faire pour.
— Et n’oublie pas d’aller chercher ton petit frère !
— Tu peux me donner l’emplacement exact de cette maison ?
— C’est à Willis, à environ quatre-vingts kilomètres. Juste avant d’entrer dans la ville, il y a une petite route sur la droite, où tu apercevras une petite maison abandonnée. Tu la prends, tu ne peux pas te tromper. Ensuite, continue tout droit, et à gauche il y a un petit chemin !
— Le plus gros problème, ce sera de quitter Houston… Bon, je te laisse. On essaie de se rappeler plus tard.
Ethan raccroche. Une heure passe, pendant laquelle le son de la télévision est à fond afin de couvrir au mieux tout bruit extérieur. Lui comme sa conjointe tentent de passer plusieurs appels, mais c’est très compliqué : soit ceux qu’ils cherchent à joindre ne peuvent pas répondre, soit ils sont déjà en communication. Nathalie consulte les réseaux sociaux : tout s’enflamme.
16 h 20 : Des cris et des klaxons se font malgré tout entendre au-dehors. Rien de massif encore. Une minorité seulement. Il y a ceux qui gardent leur calme, ceux qui n’y croient pas, ceux qui attendent de voir… et ceux qui ne savent toujours rien.
16 h 25 : Les cris continuent. L’ambiance devient électrique, lourde, oppressante.
16 h 31 : La tension bascule brutalement en panique générale. On entend des hurlements, des cris de terreur, une cacophonie incontrôlable. Le chaos latent jusqu’à présent s’embrase, comme une simple flamme qui se transforme soudainement en incendie.
Ethan entrouvre légèrement les stores et jette un œil à l’extérieur.
— Il fait… nuit.
Sa compagne se fige.
— Ce n’est pas vrai… lâche-t-elle, la voix brisée, pensant qu’il y avait peut-être un espoir que cela n’arrive pas.