Et si un phénomène encore inconnu, ou aujourd’hui inexpliqué – une hypothèse qui n’est pas totalement impossible tant l’Univers recèle encore de nombreux mystères – provoquait la disparition soudaine du Soleil, en quelques minutes seulement, voire instantanément ? Cette question m’a longtemps fasciné et m’a conduit à effectuer de nombreuses recherches scientifiques afin d’imaginer les conséquences les plus réalistes possibles d’un tel événement.
La première conséquence est évidente : nous ne prendrions conscience de la disparition du Soleil que huit minutes et vingt secondes plus tard, le temps nécessaire à sa lumière pour parcourir les 150 millions de kilomètres qui nous séparent de lui.
Bien avant que le froid ne devienne mortel, la société s’effondrerait. La panique serait mondiale : crises cardiaques, suicides, accidents, pillages, violences, ruptures des chaînes d’approvisionnement et disparition des institutions. Le chaos psychologique ferait probablement davantage de victimes, dans un premier temps, que les conséquences climatiques.
Sur le plan physique, la température de la Terre commencerait à chuter inexorablement. Durant les premiers jours, voire les premières semaines, la planète subirait de violents bouleversements météorologiques : tempêtes d’une intensité exceptionnelle, ouragans, blizzards, perturbations océaniques et peut-être même des tsunamis, provoqués par les immenses déséquilibres thermiques entre les différentes couches de l’atmosphère et des océans.

Puis cette agitation laisserait progressivement place à un monde silencieux, figé et désolé : une Terre plongée dans une nuit permanente, où la neige et la glace finiraient par recouvrir les paysages.
Les températures, d’abord simplement négatives, continueraient ensuite de diminuer jusqu’à atteindre -20 °C, puis -50 °C, -100 °C et bien au-delà. À de tels niveaux, l’air inspiré deviendrait extrêmement dangereux pour les poumons et les tissus respiratoires. Même les bâtiments les mieux isolés et les infrastructures les plus performantes finiraient par céder face à un froid qui ne cesserait jamais de s’intensifier.
Dans un tel contexte, les refuges les plus durables seraient les installations souterraines profondes. En effet, à plusieurs centaines de mètres sous terre, le sol conserve naturellement une température relativement stable grâce à la chaleur interne de la Terre (le flux géothermique). Plus un refuge est éloigné de la surface, moins il est affecté par le froid extérieur, ce qui permettrait de survivre beaucoup plus longtemps que dans n’importe quel bâtiment construit en surface.
Si ce scénario vous intrigue, je vous invite à découvrir Chroniques d’un monde sans soleil, le premier roman de la sous-série Nuit éternelle. Vous y trouverez de nombreuses explications scientifiques intégrées à une aventure humaine où plusieurs personnages tentent de survivre à une apocalypse sans précédent. Les autres récits la sous-série racontent des histoires parallèles se déroulant au même moment, en suivant d’autres survivants confrontés à cette nuit sans fin.
