- Lorsque j’écris un livre, mon objectif n’est pas de produire un texte au style très littéraire, rempli de tournures complexes qui risquent de freiner la lecture. Je préfère privilégier une intrigue solide, un rythme captivant et une écriture simple, fluide et accessible, proche de l’expérience que l’on peut ressentir devant un bon film.
Chaque récit est imaginé, construit et retravaillé avec soin. Je le relis de nombreuses fois avant sa publication afin d’en améliorer la cohérence, le rythme et la qualité.
J’accorde également une grande importance aux illustrations. À mes yeux, elles renforcent l’immersion et permettent au lecteur de mieux s’approprier l’univers de l’histoire. Certains estiment qu’elles limitent l’imagination ; je pense au contraire qu’elles participent à l’expérience. Mes récits ne cherchent pas à impressionner par leur complexité littéraire, mais à faire vivre une aventure, presque comme si vous regardiez un film tout en laissant votre imagination compléter ce qui n’est pas montré.
Pour construire une intrigue cohérente d’environ 20 000 mots, il me faut généralement l’équivalent d’un mois de travail à temps plein. En pratique, j’étale souvent cette période sur plusieurs mois, car il m’arrive de travailler sur plusieurs projets en parallèle.
Et l’intelligence artificielle dans mon travail ?
J’utilise l’intelligence artificielle principalement pour créer certaines illustrations et pour m’aider à corriger les fautes d’orthographe, les maladresses de style ou certaines formulations.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cela ne signifie pas que le livre est « écrit par une IA ». Imaginer une histoire, créer un univers, construire des personnages, développer une intrigue cohérente et maintenir le suspense restent des tâches entièrement humaines qui demandent beaucoup de réflexion et de travail.
Il m’arrive d’utiliser l’IA pour générer des passages de texte ou explorer différentes formulations. Toutefois, ces propositions nécessitent presque toujours d’être retravaillées afin de correspondre exactement à ce que je souhaite raconter. L’IA peut suggérer de bonnes tournures de phrase ou des formulations intéressantes, mais elle ne remplace ni l’imagination, ni la créativité, ni les choix narratifs qui donnent une identité à une histoire.
En définitive, je considère l’intelligence artificielle comme un outil d’assistance, au même titre qu’un correcteur orthographique ou un logiciel de mise en page. Les idées, les scénarios, les personnages, les événements et l’univers de mes récits restent le fruit de mon imagination et de mon travail.