
C’est le tout premier livre que j’ai écrit. J’ai commencé à le rédiger en 2018, à une période où je me passionnais pour l’astronomie, les planètes, les étoiles et l’immensité de l’Univers.
À l’origine, je tenais un blog sur lequel j’avais par rapport au sujet, publié un simple article intitulé : « Que se passerait-il si le Soleil disparaissait à jamais ? » En approfondissant cette réflexion, je me suis rapidement rendu compte que le sujet offrait un formidable point de départ pour une histoire de science-fiction. Les conséquences étaient si nombreuses et si fascinantes qu’un simple article ne suffisait plus. J’ai alors eu envie d’aller beaucoup plus loin, d’explorer toutes les implications scientifiques, climatiques et humaines d’un tel événement. C’est ainsi qu’est née l’idée d’en faire un roman.
Après avoir écrit une première version, j’ai toutefois mis le projet de côté pendant plusieurs années. Puis, en 2024, j’ai décidé de le reprendre entièrement : je l’ai enrichi, corrigé, approfondi, illustré, avant de finalement le publier. Ce livre marque ainsi le véritable point de départ de mon aventure d’auteur.
Résumé du récit
Dans un futur proche, le physicien John Beeward découvre qu’un micro-trou noir se dirige vers le Soleil et va provoquer sa disparition définitive. Malgré les réticences des autorités, ses calculs se révèlent exacts. Quelques jours plus tard, l’humanité bascule dans une nuit éternelle. Privée de lumière et de chaleur, la Terre s’enfonce progressivement dans le froid, tandis que les écosystèmes s’effondrent et que les sociétés sombrent dans la panique, les pillages et la violence. Accompagné de son fils Steeve, John tente d’anticiper chaque étape de cette catastrophe sans précédent : trouver de la nourriture, du combustible, des médicaments, protéger les siens et chercher un refuge capable de résister à un monde devenu de plus en plus hostile. Face à l’obscurité permanente, au froid mortel et à la disparition progressive de toute civilisation, leur combat devient autant une lutte pour la survie physique qu’une bataille pour préserver leur humanité.
Pourquoi un monde sans Soleil constitue un excellent cadre post-apocalyptique
Un monde privé de Soleil représente l’un des cadres post-apocalyptiques les plus crédibles et les plus complets, car il ne repose pas sur une seule catastrophe, mais sur un enchaînement de conséquences scientifiques et humaines. La disparition de notre étoile entraîne simultanément l’obscurité permanente, le refroidissement progressif de la planète, l’arrêt de la photosynthèse, l’effondrement des chaînes alimentaires, la disparition des récoltes, la raréfaction des ressources énergétiques et la désorganisation des sociétés humaines. À cela s’ajoutent les effets psychologiques d’une nuit sans fin : perte des repères temporels, dépression, troubles du sommeil et montée de la violence. Contrairement à de nombreux récits post-apocalyptiques centrés sur une guerre nucléaire, une pandémie ou une invasion extraterrestre, un monde sans Soleil transforme durablement l’ensemble de la planète en un environnement hostile où chaque jour aggrave les conditions de survie. Cette évolution progressive permet de raconter à la fois l’effondrement de la civilisation, l’adaptation des survivants et les dilemmes moraux auxquels ils sont confrontés, offrant ainsi un décor riche, réaliste et particulièrement immersif pour une œuvre de science-fiction.
Cet univers est tellement fascinant, glauque et riche en suspense que j’en ai fait d’autres récits, des histoires paralléles.
Extrait
Arrivés rapidement à destination, devant le bâtiment en question, ils n’hésitèrent pas bien longtemps avant de faire sauter la porte d’entrée sécurisée, avec leurs armes à feu. Une entrée que personne ne semblait avoir franchie depuis des jours.
À l’intérieur, l’obscurité régnait. Steeve, sur ses gardes, appuya sur un interrupteur, mais le bâtiment demeura plongé dans le noir.
« Zut, il n’y a plus d’électricité ! » lâcha-t-il, agacé.
John, l’air déterminé, répondit immédiatement : « Essayons de trouver la boîte électrique ! »
La recherche ne tarda pas à porter ses fruits : Britney, parcourant les lieux avec attention, lampe à la main, tomba sur une cabine de contrôle affichant un panneau « Sous tension ». Quelques manipulations rapides de la part de John, et le courant fut rétabli, éclairant enfin les lieux.
« Parfait, vous deux, montez au troisième étage et cherchez une armoire blindée ! Pendant ce temps, je vais tenter de me connecter sur l’intranet avec les identifiants de Peter ! » ordonna John, en prenant la tête des opérations.
Il s’installa devant un ordinateur, se connecta à l’intranet, et, après quelques recherches précises, prit un instant pour réfléchir profondément. « 80 kilomètres au Nord de Washington… où cela peut-il bien être ? » pensa-t-il à voix basse.
Après plusieurs recherches, il trouva dans les documents informatiques une zone intéressante : une vaste enceinte cernée de murs et de grillages, au centre de laquelle se trouvait un aéroport militaire. La zone était située près de Carlisle, une petite ville isolée. John nota scrupuleusement l’adresse sur un bout de papier. Pendant ce temps, Steeve et Britney avaient trouvé l’armoire blindée. Un cri de victoire se fit entendre : « Nous avons trouvé une armoire en fer ! »
John, se précipita vers l’armoire et fit sauter la serrure avec l’un de ses revolvers. Les dossiers qui en sortirent étaient nombreux, trop nombreux, et la recherche promettait d’être longue.
« Cherchez un document où il est question de Carlisle ! » ordonna John avec empressement.
« Qui c’est celui-là ? » demanda Steeve, perplexe.
« C’est une ville ! Pas une personne ! » répondit John, un brin agacé.
Chacun se mit à fouiller, scrutant chaque papier avec attention. Soudain, une exclamation de Britney : « Ici, j’ai trouvé ! »
John s’empara du document et, à peine l’eût-il lu qu’il en lâcha un cri de soulagement : « C’est la même adresse que celle que j’ai trouvée ! »
Il lut à haute voix ce qui était écrit : « Ce document stipule l’emplacement exact de la navette Discovery HX108, créée en 2030. Ci-joint les clefs et les codes du vaisseau. »
Ses yeux brillaient d’espoir. « Parfait, c’est ici que nous allons aller ! »
« Allez, en route ! Nous partons maintenant ! » lança-t-il, déjà prêt à partir vers leur destination.
Les trois aventuriers prirent immédiatement la route vers Carlisle, bien conscients du danger qui les guettait à tout moment. Le plus grand péril restait le froid mordant, et avec les routes glissantes, les obstacles nombreux – tels que les véhicules abandonnés – ils durent conduire avec une prudence extrême. Chaque minute passée sur ces routes gelées était une éternité.