
Ce livre est le premier tome de la série Les Chemins du Mystère.
Il présente le personnage principal, Joseph Conserve, détective privé qui vient de se spécialiser dans l’investigation des phénomènes inexpliqués. Homme rationnel, méthodique et cartésien, il est convaincu que chaque mystère possède une explication logique. Son objectif est de démystifier les légendes, de distinguer les faits des croyances et de révéler la vérité derrière les phénomènes considérés comme surnaturels.
Dans ce premier volet, Joseph commence par résoudre plusieurs affaires de moindre envergure avant d’être confronté à quelque chose qui va le mettre plus à l’épreuve.
Voici un court résumé
Joseph est d’abord appelé par un couple de retraités, dérangé par d’étranges bruits qui résonnent dans leur maison. Puis, mandaté par le maire de Barberaz, en Savoie, il enquête sur un ancien cimetière oublié, que les habitants disent hanté.
Il se rend ensuite à Paris pour une mission sans rapport avec sa spécialité. Hébergé par son amie Julie Domerc, il profite de son séjour pour visiter les Catacombes et participer à une séance de spiritisme, une expérience qui nourrit sa réflexion sur les croyances populaires.
Au fil de ses enquêtes, Joseph enchaîne les succès et acquiert rapidement une solide réputation en France, puis en Europe, dans le domaine des phénomènes inexpliqués. Ses investigations démontrent que les légendes trouvent le plus souvent leur origine dans les peurs humaines, des phénomènes physiques mal interprétés, des rumeurs ou encore des manipulations. Accompagné à l’occasion de son amie Julie, qu’il sollicite parfois comme assistante, il incarne la raison face à la superstition.
Mais une affaire va véritablement mettre ses convictions à l’épreuve. Une famille vient de s’installer dans une maison isolée où se produisent des phénomènes inquiétants : objets qui se déplacent, verres qui se brisent sans raison apparente, voix mystérieuses et portes qui claquent toutes seules. Joseph devra non seulement découvrir l’origine de ces manifestations, mais aussi trouver un moyen d’y mettre un terme. Cette enquête pourrait bien remettre en question tout ce qu’il croyait savoir.
Un extrait
Parcourir et fouiller la maison avec une caméra thermique permettait de détecter une partie de ce que l’œil nu ne pouvait percevoir : des variations de température révélatrices de présences ou d’anomalies invisibles. Mais l’exercice restait délicat. Le dispositif, bien que performant, n’était pas totalement fiable. De nombreuses variations suspectes échappaient à la détection, glissant entre les mailles des filets. Pour balayer une pièce entière, il fallait réduire la précision afin d’avoir une vue d’ensemble. La résolution maximale, elle, ne pouvait être utilisée que pour des zones restreintes, au risque de perdre le fil général de l’exploration.
Puis Joseph communiqua :
— Je vais maintenant fermer les fenêtres et volets. C’est plus efficace dans le noir!
Pendant ce temps, Jean-Luc retourna au salon et laissa Joseph seul à l’étage.
Quelques instants plus tard, le détective décida d’aller explorer le sous-sol, toujours dans le noir, Julie le guidant dans ses moindres mouvements.
— Mets ta caméra plus à droite…Et avance un peu plus…J’augmente la résolution…Non, il n’y a rien…Recule maintenant…Tourne-toi…Voilà…Avance…Stop, arrête toi il y a un mur…J’augmente la résolution…Retourne-toi !…Tiens, monsieur Garrick est retourné avec toi ?
— Ha bon…Je ne l’ai pas entendu venir pourtant.
Puis la mère de famille, avec Pierre à côté, dit :
— Il me semblait qu’il était dans la cuisine. Puis elle se met à l’appeler : « Jean-Luc ! Tu es où ? »
— Ici ! Pourquoi ? demanda-t-il en arrivant.
Tout à coup, Julie, en état d’alerte, cria :
— Joseph, il y a quelqu’un dans le sous-sol !
— Comment ça ? Et où ça ?
— Devant toi !!
Mais qui cela pouvait-il bien être ? Les enfants jouaient tranquillement dans le salon, tandis que Pierre, Jean-Luc, Claudine et Julie étaient rassemblés devant l’écran de l’ordinateur.
Un intrus ? Une présence ?
Sans perdre son sang-froid, Joseph se dirigea aussitôt vers l’interrupteur du sous-sol.
D’un geste rapide, il l’actionna. La lumière s’alluma.
— Il n’y a personne ! dit le détective, tout en prenant soin de fouiller chaque coin de la pièce, au cas où quelqu’un se cacherait.
— Attendez, je vais aller le rejoindre, décida le policier municipal.
Ce dernier, arrivé au sous-sol, d’un air furtif, scruta également toute la pièce. Il confirma également qu’il n’y avait personne.
— Allo, Julie ? Dit Joseph. « Je vais à nouveau éteindre la lumière et tu vas me dire ce que tu vois. »
Aussitôt fait, elle lui dit :
— Je vois monsieur Villepin… Elle marqua une courte pause avant de dire :
— Il y a quelqu’un d’autre… à deux mètres !!
— Attendez, je vais rallumer, lança Pierre.
— Là ? À cet endroit ? demanda Joseph à son amie en pointant du doigt. « Je ne vois rien! »
Le policier éteignit à nouveau la lumière.
— Un peu plus vers la droite ! souffla Julie, les yeux rivés à l’écran.
Pendant ce temps, Jean-Luc et sa femme fixaient la silhouette spectrale, figés, le visage crispé par la peur.
Puis, après avoir à nouveau allumé la lumière, Joseph et Pierre, se mirent à regarder avec étrangeté, l’endroit précis, mais il n’y trouvèrent rien. Du vide. De l’air.
— Bon sang ! C’est pas possible…s’exclama le policier municipal.
— Julie, nous allons remonter. Je vais visualiser l’enregistrement. Dit Joseph.
Quelques instants plus tard, Joseph revit en boucle la scène, captée par la caméra infrarouge. Il remarqua d’abord plusieurs détails sans importance, comme la présence d’un vide derrière un mur, puis ce qu’il observa ensuite, le figea sur place. Son visage se décomposa.