Imaginez devoir travailler seul de nuit comme veilleur dans une morgue isolée, perdue au cœur de la nature. Rien que le cadre suffit déjà à créer une atmosphère inquiétante. Maintenant, ajoutez à cela des rumeurs insistantes : certains affirment avoir vu des corps bouger, voire se lever et marcher, comme s’ils étaient encore vivants.
Accepteriez-vous ce poste malgré tout, ou seriez-vous au contraire trop curieux pour refuser une telle expérience ?
Bien sûr, il est probable que ces récits ne soient que des histoires exagérées, des rumeurs sans fondement qui ne résistent pas à l’analyse rationnelle. Mais imaginons un instant qu’il y ait malgré tout quelque chose d’étrange, d’inexplicable.
Comment réagiriez-vous face à une telle situation ? Et surtout, quelles explications plausibles, sans tomber dans le registre des zombies ou du surnaturel, pourraient rendre un tel scénario crédible ?
Résumé de l’intrigue
Une rumeur inquiétante circule sur le Val Noir, une morgue isolée du Haut-Var, où des corps seraient vus en train de bouger, voire de se relever la nuit. Intriguée par ces témoignages viraux et le départ précipité du dernier veilleur, la détective privée Julie Domerc décide d’enquêter de l’intérieur en se faisant engager comme veilleuse de nuit.
Sur place, elle découvre un lieu étrange et oppressant, où des chercheurs expérimentent un produit de conservation expérimental, le Fumex, capable de maintenir les corps dans un état exceptionnel. Peu à peu, l’enquête glisse vers un thriller d’horreur psychologique, à la frontière du rationnel et du paranormal.
L’un des moments forts de l’histoire (extrait)
Puis elle rentre. Alors qu’elle vient de regagner son poste de surveillance, Julie entend soudain des bruits sourds, comme si quelqu’un frappait contre une porte.
Elle s’immobilise aussitôt. Les sourcils froncés, elle tend l’oreille.
Quelques secondes plus tard, plusieurs coups violents retentissent de nouveau.
Cette fois, il n’y a aucun doute. Quelqu’un — ou quelque chose — est en train de frapper.
Julie saisit sa lampe torche et se dirige prudemment vers l’origine des bruits. Ce n’est pas à l’étage mais en bas.
Les coups reprennent. Rapides et violents.
Quelques secondes plus tard, la série recommence encore.
À mesure qu’elle avance dans le couloir, Julie parvient à identifier la provenance du vacarme : le laboratoire de recherche. Son estomac se noue. Le problème, c’est qu’elle n’a pas accès à cette pièce. La porte est verrouillée ; seule la direction et le personnel autorisé possèdent la clé.
Elle s’arrête à quelques mètres et braque le faisceau de sa lampe sur la porte.
— Il y a quelqu’un ? crie-t-elle.
Aucune réponse. Puis soudain, la poignée s’abaisse brutalement. Une fois, deux fois, trois fois…
S’agitant dans tous les sens, comme si quelqu’un essayait désespérément d’ouvrir la porte de l’intérieur.
Un frisson glacial traverse Julie.
— Mais enfin, répondez-moi !
La poignée continue de s’agiter pendant quelques secondes interminables.
— Vous allez arrêter ! Sortez de là ! Je vous préviens, je vais appeler les flics !
Puis tout cesse. Le silence revient.
Julie reste figée. Elle ne comprend pas ce qui se passe.
Si quelqu’un se trouve dans cette pièce, pourquoi fait-il du bruit au lieu de répondre? Pourquoi se taire ? Et surtout, pourquoi serait-il enfermé dans une salle interdite d’accès ?
Les explications rationnelles se bousculent dans son esprit. Si il n’y a personne, est-ce un système automatique ? Absurde. Un animal ? Difficile à croire.
Quoi qu’il en soit, quelque chose se trouve derrière cette porte. Et cette certitude suffit à la terrifier.
Sans quitter la poignée des yeux, Julie recule lentement.
Puis elle fait demi-tour et regagne précipitamment son poste de surveillance à l’étage.
Une fois à l’intérieur, les mains presque tremblantes, elle saisit son téléphone portable et compose le numéro de la gendarmerie.
Pour en savoir plus, voici la fiche produit du livre.