
Résumé de l’intrigue
Le détective Joseph Conserve est chargé par les autorités britanniques de rechercher le Transarmada, un paquebot disparu mystérieusement plusieurs années plus tôt, dans une région de l’Atlantique envahie étrangement de brouillard et surnommée le « Cercle du Néant ». Accompagné de Julie, David et Nadia, il embarque à bord d’un yacht pour une expédition périlleuse.
Après avoir affronté un long brouillard et des perturbations d’ondes radio, l’équipe finit par localiser le paquebot fantôme. En explorant ce navire abandonné, l’équipe commence à se confronter à d’étranges illusions et à des événements défiant toute explication rationnelle, laissant planer le doute sur la véritable nature du mystère qui entoure le Transarmada.
Le récit convient pour ceux qui ont aimé les films tels que Le vaisseau de l’angoisse ou Le bateau des ténèbres.
Un bateau abandonné en pleine mer dans lequel on ne sait pas ce qu’il s’est passé
Un paquebot abandonné au milieu de l’océan constitue un décor idéal pour les amateurs de mystères et de phénomènes insolites. Isolé de toute civilisation, enveloppé par le brouillard et privé de tout moyen de communication, il crée un sentiment d’inconnu permanent.
De plus, l’absence d’explication sur la disparition des passagers nourrit le suspense, tandis que chaque couloir, et chaque pièce explorée peut révéler un nouvel indice ou un événement inexplicable.
Ce huis clos maritime permet d’entretenir une tension constante, où les hypothèses scientifiques, les légendes et le surnaturel se mêlent.
Un extrait
Il sort du local et, pendant quelques minutes, observe les lieux. La lumière révèle une facette du paquebot qui semble plus belle, plus propre.
Lorsque, tout à coup, Joseph est surpris par la présence d’un homme en tenue de marin.
— Bonjour, monsieur. Est-ce vous qui avez allumé les lumières ?
Surpris, Joseph lui répond :
— Oui, mais… Je croyais que ce bateau était abandonné ! On avait vu qu’il n’y avait personne, tout était noir et…
Son interlocuteur le coupe :
— C’est normal, monsieur. C’est la nuit, tout le monde dort.
— Ce navire est-il le Transarmada ?
— Oui, tout à fait !
— Ah bon ? Je le croyais pourtant abandonné depuis des années.
— Non, vous devez confondre avec un autre bateau, monsieur.
Joseph se tait avant de s’asseoir sur une chaise, seul au milieu de la salle, pensif.
Puis d’autres personnes rejoignent progressivement cette grande salle : des hommes, des femmes, des enfants.
Il ne lui reste alors qu’une chose à faire : retourner dans le secteur de contrôle pour prévenir ses amis et, peut-être, partir d’ici.
Après quelques minutes de marche, il revient à l’endroit où ils se sont installés. Mais, contre toute attente, il y trouve plusieurs hommes, dont l’un semble être le capitaine.
Joseph demande à ce dernier :
— Bonjour, excusez-moi, je recherche une amie qui était là tout à l’heure. Vous ne l’auriez pas vue ?
— On ne fait jamais attention, vous savez ! On voit tout le temps des gens qui passent ici…
Joseph observe autour de lui : tout semble avoir changé depuis tout à l’heure. Il s’approche de l’une des fenêtres et constate, stupéfait, qu’il fait désormais jour. Par ailleurs, les écrans fonctionnent.
Il reste là à observer les membres de l’équipage et leur capitaine à l’œuvre lorsque, tout à coup, quelqu’un lance :
— On entre dans une zone de brouillard très dense !
— Bien, diminuez la vitesse, répond le capitaine.
Joseph, afin de retrouver ses compagnons, redescend vers la salle à manger et explore également les pièces voisines, croisant d’autres personnes. Le navire est, en réalité, loin d’être désert.
Puis, tout à coup, un cri de femme retentit.
— Que se passe-t-il ?
Le détective privé balaie les alentours du regard avant d’apercevoir un homme armé d’une mitraillette tirant sans discernement sur tout ce qui bouge. Les cris se multiplient, les passagers fuient dans toutes les directions : c’est la panique générale. Des corps gisent déjà au sol. Joseph comprend immédiatement que la situation est grave.
Mais de quoi s’agit-il ? D’une attaque terroriste ? D’un acte isolé ?
Alors qu’il tente de fuir à son tour, il reçoit une balle dans l’une de ses jambes. À ce moment-là, son seul réflexe est de se cacher. Il se glisse sous l’une des tables tandis que le tireur continue de faire feu dans toutes les directions.
Recroquevillé sur lui-même, Joseph attend. De longues minutes passent, insupportables, durant lesquelles il garde les yeux fermés, refusant de voir. Pendant ce temps, les détonations continuent.
Puis, lorsqu’il les rouvre enfin… c’est le silence. Et le noir.
Il se redresse lentement, puis balaie l’obscurité avec sa lampe : personne. Pas un cri. Pas un corps au sol. Rien.
Il jette un regard à sa jambe gauche : intacte, aucune blessure.
Il comprend alors que tout ce qu’il vient de vivre n’était qu’une illusion… et pourtant, tout lui avait paru d’un réalisme troublant.
Joseph retourne vers le local électrique, où il perçoit une forte odeur de brûlé. Les fusibles qu’il avait installés ont sauté, annulant la lumière qu’il avait réussi à rétablir quelques instants plus tôt.
Doit-il tenter une nouvelle fois de rétablir le courant ?
Il remplace de nouveau les fusibles.